PAVILLON MÉTROPOLE PROUVÉ

Vilogia réhabilite le pavillon "MÉTROPOLE" de Jean Prouvé à Tourcoing.

 

En Juillet 2012, Vilogia a lancé à Tourcoing la réhabilitation d'une pièce architecturale de son patrimoine : le Pavillon de type Métropole construit par l'architecte Jean Prouvé en 1952. Un travail d'orfèvre piloté par l'architecte Jean Charles Huet qui, dans le respect de l'architecture initiale, a préservé le modèle constructif de l'époque tout en améliorant ses performances énergétiques. Un bijou de restauration que vous pouvez admirer au coeur du quartier des Orions !

 

L'industrialisation en question
un projet expérimental des années 50.

En 1952, fruits d'une commande du Ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme au CIL (Comité Interprofessionnel du Logement) de Roubaix-Tourcoing, deux maisons sont dessinées par le constructeur Jean Prouvé et construites à titre expérimental à Tourcoing au sortir de la Deuxième Guerre mondiale.
Ces deux pavillons, à portique axial et parois d'aluminium, situés rue du Général MARCHAND au coeur d'un quartier ANRU sont inscrits à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques. Le pavillon inauguré ce 14 juin est demeuré la propriété de Vilogia qui en a lancé la réhabilitation en juillet 2012.

OBJECTIFS :

Préserver ce témoin des recherches, conduites après-guerre, sur le logement social et sur l'habitat modulaire et économique.

À l'issue de la Seconde guerre mondiale, le CIL de Roubaix-Tourcoing participe à l'effort de construction en Métropole lilloise. Il y réalise, par le biais de la société d'HLM Notre Maison (qui deviendra par la suite Vilogia Premium), le quartier « Fin de la Guerre ». Ce dernier, qui comprend à son départ 644 logements individuels et collectifs, se situe au nord-ouest de Tourcoing et s'appelle aujourd'hui quartier « Les Orions ».

De la rencontre en 1951 entre Jean Prouvé et Albert Prouvost, un des pères fondateurs du CIL Roubaix-Tourcoing, naîtront - dans la zone dite expérimentale du quartier « Fin de la Guerre » - les deux maisons « Métropole » de Jean Prouvé. Une naissance qui sera célébrée en juin 1952, à l'issue des travaux, par la « Quinzaine du logement », une exposition grandeur nature de constructions expérimentales.
Cette dernière rencontra un vif succès et attira près de 12 000 visiteurs. À partir de Juillet 1952, les deux maisons sont mises en location (logement locatif social).

CONSTRUIRE EN SÉRIE

À l'issue de la seconde guerre mondiale, la France compte près de 1.4 millions d'habitations détruites et un nombre incalculable de logements insalubres. Face à l'urgence, le ministère de la Reconstruction Urbaine favorise et encourage la construction de logements neufs et comportant tout le confort moderne.

De son côté, l'industrie sidérurgique apporte de nouvelles solutions pour la construction. Avec l'architecte-écrivain M. Bataille, Jean Prouvé crée une société « les Ateliers Jean Prouvé ». L'objectif est alors de parvenir à produire des maisons industrialisées en grande série pour répondre aux contraintes économiques de la reconstruction.

En définitif, l'État n'honorera pas sa commande et seule une vingtaine de maisons seront construites :

12 pavillons à Meudon,
2 maisons à Tourcoing,
une demi-douzaine de pavillons dans les Vosges et en Lorraine.
Parmi elles, 10 seront construites sur le modèle « Métropole » à portique axial (8 à Meudon et 2 à Tourcoing).

LE SYSTÈME CONSTRUCTIF DU TYPE "MÉTROPOLE"

Il est composé de deux portiques métalliques centraux sur la poutre faîtière sur laquelle s'emboîte la toiture, constituée de bacs en aluminium. Ce système permet de réduire considérablement les porteurs et donc la perte de surface habitable en intérieur de cellule. Les panneaux de remplissage, les cloisons et les faux plafonds sont en aluminium. La maison était montée avec quatre compagnons à l'exclusion de tout appareil de levage. Le niveau d'habitation est entièrement métallique avec des parements intérieurs bois, aluminium ou plâtre. La maison est construite sur une dalle surélevée en béton portée en périphérie et en partie centrale en parpaing creux le soubassement en gros oeuvre servait de garage, d'atelier, ou de cave aux habitants.

Spacieux, conçus avec de larges espaces vitrés pour optimiser la lumière du jour, les pavillons de Tourcoing rompent avec la traditionnelle brique rouge locale : 8M X 12M de surface habitable à l'étage, avec 3 chambres, cuisine, salle de bains et WC séparés auxquels s'ajoute un sous-sol équipé d'un garage individuel et d'un atelier-cave. Ils auraient dû être produits à grande échelle mais l'Histoire et les promesses de commande non-tenues en ont décidé autrement...

UNE MISSION SOCIALE REMPLIE PENDANT 60 ANS

En dépit de leur caractère de « prototype » et fidèlement aux objectifs d'origine, les pavillons abriteront la vie de nombreux locataires pendant soixante ans avant que, rattrapés par les méfaits du temps, leurs propriétaires n'en décident la restauration.

Le « 97, rue Général Marchand »
En 1996, il sera vendu à une SCI créée par des passionnés qui décide de la restaurer. La restauration sera assurée par l'architecte Jean-Charles Huet, sous l'oeil attentif des Architectes des Bâtiments de France.
Le « 99, rue Général Marchand »
Depuis 1952, quatre familles se sont succédées dans la maison du « 99, Rue du Général Marchand ». C'est cette maison, jusque-là louée à loyer modéré, qui vient d'être réhabilitée par Vilogia.

Pour tout contact presse :

Direction de la Communication Scholastie d'Herlincourt
Tél. : 03 59 35 50 30